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-> le stress au travail : d'après l'INRS, environ 20% des salariés européens estiment que leur santé est affectée par des problèmes de stress au travail. C'est la première cause d'arrêt maladie. Pour l'Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail, le stress survient lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'un salarié a des contraintes que lui impose son environnement professionnel et la perception que ce même salarié a de ses propres ressources pour y faire face. Les situations stressantes qui s'installent dans la durée ont toujours un coût pour la santé des individus qui les subissent. Bien que le processus d'évaluation des contraintes et des ressources soit d'ordre psychologique, les effets du stress ne sont pas uniquement de nature psychologique : il affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité. 

Lorsque les plaintes de mal-être au travail se multiplient et quand les origines de ce ressenti sont liées au travail (pressions, exigences de la clientèle, intensification du travail...), le stress n'est alors, pas dans ce cas, le révélateur de fragilités individuelles mais la manifestation de dysfonctionnements plus généraux de l'entreprise (manque de temps, absence d'autonomie, surcharge de travail, conflits avec les collègues et/ou la hierarchie, manque de reconnaissance...)

Nous sommes tous soumis au stress, certains plus que d'autres. Cependant nous ne sommes pas égaux face à lui. Plus exactement, un même stimulus n'aura pas la même raisonnance sur 2 individus, et quand bien même ce stimulus serait vécu comme agent stresseur par les 2 personnes, leurs réactions ne seront pas identiques : chacun dispose d'un seuil de tolérance au stress qui lui est propre. On peut même dire que chez un même individu, pour le même agent stresseur, les réactions peuvent différer selon les périodes (par exemple, en présence d'une dette de sommeil, le sujet sera plus sensible, sa capacité d'évaluation sera biaisée, ses temps de réaction seront aussi diminués, ce qui fait qu'il sera plus longtemps exposé au stress sans pouvoir réagir, par manque d'énergie).

Il faut noter que le stress est un phénomène normal et neutre (cf les deux premières phases), mais il devient pathologique avec la durée et/ou la répétition. 

  • L'épuisement professionnel : une situation prolongée de stress peut conduire à un épuisement physique et psychique. L'épuisement professionnel, appelé aussi burn-out, s'exprime par un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel prolongé. Il se manifeste par un épuisement physique, mental, émotionnel, un désintérêt profond pour le contenu de son travail et la dépréciation de ses propres résultats. Il survient généralement après un investissement personnel et affectif important dans l'activité professionnelle, et soudain cet investissement devient trop lourd à porter ( Hygiène et sécurité au BIT-CNRS).

Selon l'OMS, il se caractérise par un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d'incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail.

Ce concept a été observé dans les années 70 chez les professionels de la relation d'aide et les soignants, très engagés émotivement dans leur travail. Aujourd'hui, le burn-out peut être observé chez tous les travailleurs de tous les secteurs.

Le burn-out est nécessairement lié au travail et l'individu est toujours en situation de stress chronique.

L'Université de Laval (Comité sur la santé psychologique du personnel) précise que le burn-out s'installe de façon graduelle. Il se développe en 4 étapes qui sont franchies plus ou moins rapidement selon les individus :

 -> étape 1 : l'idéalisme. Le sujet a un très haut niveau d'énergie, il est rempli d'ambition, d'idéaux et d'objectifs très élevés. Il se consacre totalement à son travail, et à l'entreprise qui l'emploie.

 -> étape 2 : le plafonnement (ou plateau). Le sujet se rend compte que malgré ses efforts constants, les résultats atteints nesont pas à la hauteur de ses attentes. Ses efforts ne sont pas reconnus par l'entreprise. En réponse, le sujet redoublera d'ardeur.

 -> étape 3 : la désillusion. L'individu est fatigué et déçu. Les attentes de l'entreprise sont démesurées et la reconnaissance se fait encore attendre. Un constat : il n'y arrivera jamais. C'est là que vont surgir : impatience, irritabilité, cynisme. C'est une période de grande frustration. C'est durant cette étape que le sujet va commencer à consommer des stimulants (pour fonctionner) et des somnifères (pour dormir).

 -> étape 4 : la démoralisation. L'individu perd tout intérêt (pour son travail et pour son entourage). Toutes ses réserves sont brûlées. Fort sentiment de découragement.

 

Principaux symptômes :

 - sur le plan physique : fatigue généralisée, troubles digestifs, nausées, maux de dos, problèmes de peau, maux de tête, infections virales persistantes, déséquilibres hormonaux, insomnies, hypertension, problèmes de rigidité musculaire...

 - sur le plan émotif : irritabilité, cynisme, impatience, négativisme, désespoir, baisse de l'estime de soi, sentiment d'incompétence, culpabilité, anxiété, susceptibilité, diminution des capacités à communiquer, colère, agressivité...

 - sur le plan cognitif : perte de mémoire, distraction, incapacité d'éxécuter des opérations simples, indécision, confusion, troubles de la concentration...

 

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